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2027, un carnet de campagne – épisode 7 : Édouard, Raphaël, Bruno, trois hommes et un coup (pas très) fin

CONTRIBUTION / OPINION. Chaque semaine jusqu'à l'élection présidentielle de 2027, notre contributeur propose son regard sur l'actualité politique. Septième semaine : au centre

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© Jeanne Accorsini/SIPA


Au centre droit, on connaît depuis longtemps le plan de jeu pour l’élection présidentielle. Il faut se présenter comme le rempart contre les extrêmes, souvent il s’agit de l’extrême droite, parfois il faut cibler l’extrême gauche ; il faut donner l’impression de représenter la raison, le savoir, la compétence, la rigueur, contre le populisme, les passions tristes, la démagogie, le désordre ou le chaos ; il faut par ailleurs donner l’illusion du changement, de la rupture face au président sortant, il faut que « tout change pour que rien ne change », il faut représenter en même temps le centre et la rupture, en même temps la continuité et le changement, au risque de contorsions de plus en périlleuses. Nos trois hommes savent qu’il n’est qu’une place au centre, la division risque de rogner le socle d’un bastion réduit à peau de chagrin en dix ans de Macronie ; alors Édouard, Raphaël, Bruno courent, chacun dans leur couloir, en sachant qu’à la fin, il ne devrait en rester qu’un, du moins il faudrait que deux se désistent pour qu’un ait une chance d’aller au bout. La stratégie est connue, la ficelle est de moins en moins discrète, le coup n’est plus très fin pour nos trois garçons plein d’avenir. Il faut donc jouer, et prier que chaque semaine, dans les sondages, on observe une inflexion suffisamment forte pour faire abandonner les deux autres. Elle ne se dessine pas pour l’instant : les trois hommes laissent froids, ils sont relégués au second plan d’une campagne sur lesquels aucun ne paraît avoir de prise. Sur les mobilisations étudiantes, rien, pas grand-chose, ils sont assez peu audibles, peu écoutés, peu consultés ; sur le budget à venir, sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’école, sur tous ces dossiers, ils vivent une étrange relégation médiatique ; un peu comme si plus personne ne...

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